Territoires de la récupération, territoires de la marge ? Exemples au Caire, Casablanca et Istanbul

J’ai été sélectionné pour le 21ème Festival Territoires en images organisé par Arrimage  à l’Institut de Géographie (Paris) du 19 au 21 octobre 2017.

Voici le contenu de ma proposition et les trois photos qu’elle présente sur le thème de « Territoires de la récupération, territoires de la marge ? Exemples au Caire, Casablanca et Istanbul » :

Les récupérateurs de déchets, zabbâlîn au Caire, bouâra à Casablanca ou toplayıcılar à Istanbul, collectent au porte-à-porte ou fouillent dans les poubelles en quête de restes qui, sans leur travail, auraient achevé leur trajectoire dans des décharges.

Non reconnus et très stigmatisés, ces travailleurs sont quasi invisibles dans l’espace public même si, paradoxalement, ils y sont très présents.

Dans toutes les grandes métropoles, les récupérateurs de déchets ont toujours été repoussés aux marges, dans les interstices et les « trous » des villes.

Leurs quartiers d’habitat et de travail se trouvent souvent en périphérie comme, au Caire, dans le petit quartier de Batn el Baqara (littéralement « le Ventre de la Vache »), dans les golssa d’Ahl Laghlam situées dans les dépressions topographiques au sud du Grand Casablanca ou au sein des depo du quartier de Süleymaniye, au cœur d’Istanbul, marge urbaine centrale du fait de sa très grande dégradation et de l’abandon de son bâti.

Trois exemples de villes, trois photographies qui tentent de montrer ces territoires de la marge…

N’hésitez pas à zoomer sur les photos pour les voir en détail.

Batn el Baqara, au sud du Vieux Caire.
Les « golssa » du quartier d’Ahl Laghlam, au sud du Grand Casablanca
Un « depo » du quartier de Süleymaniye, au centre du Vieil Istanbul.